Une base de données collective
La deuxième étape consiste à constituer, au sein de l’entreprise, une base de données collective où serait regroupé l’ensemble des carnets d’adresses.
Attention, plusieurs freins peuvent apparaître (maintenant ou dans le futur), voici les arguments que nous avons développer au fil des années pour y répondre de la manière la plus efficace possible. Ne sous-estimez les écueils et abordez ces questions avec les commerciaux avant d’entamer la construction de la base de données collective.
Il s’agit là plus d’un problème d’ordre juridique qu’une réelle contrainte technique. En effet, une base de données collective peut-être « segmentée » avec un critère spécifiant à quel commercial est affecté tel ou tel client/prospect.
Ce frein qui consiste à dire « Moi, je sais à qui j’envoie mon message » est pourtant l’essence même du besoin de constitution d’une base de données collective. Toucher les clients/prospects les plus à même de répondre positivement à un message est l’objectif premier des campagnes d’e-mailing.
En opérant une segmentation de la base, on définit des ensembles de contacts répondant à un ou plusieurs critères, issus de données « déclaratives », de données « comportementales » ou encore de données « agrégées ou scorées ».
Effectivement, les commerciaux ont l’air de maîtriser leur outil de messagerie électronique (vien souvent Microsoft Outlook). Ils savent envoyer des messages en grand nombre. Mais savent-ils mesurer la délivrabilité (les messages arrivent-ils aux destinataires) ?, la performance d’une campagne, réaliser une analyse comportementale des clients/prospects suite à un e-mailing (autre que « je reçois des demandes de devis… ») ?
Non : aujourd’hui, l’appréciation de l’impact des opérations e-mailing marketing se réduit à « j’envoie des messages et je reçois peut-être des demandes de devis ».
Par ailleurs, le prestataire de service de messagerie peut considérer l’envoi de messages en masse (même s’il s’agit de lettres d’information) comme des tentatives de « spamming ». Pour éviter cela, il met généralement en place des limitations techniques (telle la limitation d’envoi à 5 messages par minute) et indique clairement que « L’utilisation de nos services pour ce type d’activité, comme toute tentative de détournement de ces limitations techniques, constituent des manquements graves à vos obligations, de nature à entrainer la suspension, voire la suppression de la ou des boîtes emails concernées et/ou du compte en cas de récidive, sans préavis, et sans remboursement ou indemnité ».
Et ils ont bien raison ! La base de données collective n’empêche pas de conserver et de traiter à part ces « clients privilégiés ». Il suffit juste de réaliser un traitement séparé avec des messages spécifiques que l’on enverra directement depuis une adresse électronique appropriée.
Cette adresse sera de toutes façons nécessaire pour les clients/prospects ayant fait la démarche de se mettre en liste rouge des outils d’envoi de messages en masse. En effet, lors de la création de la base avec les clients/prospects, toutes les adresses seront passées au crible pour obtenir ce que l’on appelle la « qualité de la base ». Le prestataire signale alors celles inaccessibles (mauvaises syntaxes ou adresses obsolètes…), celles en liste rouge (ils ne veulent pas de lettres d’informations ou de « prospectus »). Objectif : ne faire payer que ce qui est réellement envoyé et optimiser la délivrabilité.

Désormais, les clients veulent, avec raison, que lorsqu’ils saisissent l’adresse de leur site sur un statut Facebook, une image dédiée et un texte explicatif apparaissent sur le Mur.