L’innovation va-t-elle de pair avec le développement durable ?

Publié dans : , - 05 août 2010

Aujourd’hui, l’innovation technique est obligée de satisfaire aux exigences du développement durable. Pour veiller au respect des normes ou réglementations en vigueur ou à venir, les bureaux de contrôle jouent un rôle majeur. Explications de Pierre Bonte, Président de la délégation COPREC Environnement et Directeur Général de Dekra Industrial.

Quel est le rôle de la délégation Environnement dont vous êtes Président au sein de la COPREC ?

Pierre Bonte : La COPREC (Confédération des Organismes indépendants tierce partie de Prévention, de Contrôle et d’Inspection) est un syndicat professionnel réunissant des bureaux de contrôle et de vérification, que l’on regroupe sous le terme d’organismes de tierce partie. Ces organismes vont de la PME à l’entreprise de stature internationale, comme APAVE, Bureau Veritas, Dekra, SGS ou SOCOTEC… Ils effectuent des vérifications impartiales pour s’assurer notamment que les normes, réglementations et les bonnes pratiques sont respectées dans les secteurs du bâtiment et de l’industrie. Pour sa part, la délégation Environnement œuvre notamment dans le domaine du développement durable.

En quoi êtes-vous l’interlocuteur des pouvoirs publics en matière d’environnement et développement durable ?

Pierre Bonte : Il faut souligner que les entreprises représentées par la COPREC totalisent plus de 35 000 experts et inspecteurs : ils sont chaque jour sur le terrain, pour visiter toutes sortes d’installations industrielles et bâtiments. Cela fait de nous un interlocuteur apprécié des pouvoirs publics, dans la mesure où nous connaissons parfaitement les limites de ce qui est applicable et réaliste. Ceci explique que la délégation Environnement de la COPREC ait été sollicitée dans le Grenelle 2, sur des questions liées aux gaz à effet de serre et aux bilans carbone et bien sûr aux multiples contributions que peuvent apporter les bureaux de vérification et organismes de tierce partie (pollution de l’air et des eaux, biodiversité…). Nous sommes une force de proposition pour que les bilans ou audits soient faits de la manière la plus objective possible. Nous apportons aussi les garanties que seuls peuvent offrir les organismes agréés ou accrédités, lesquels disposent des collaborateurs et des exigences de qualité les plus rigoureux et manifestent une réelle indépendance par rapport au client.

Industriels et collectivités sont-ils suffisamment proactifs sur les questions environnementales ?

Pierre Bonte : Certains acteurs sont effectivement proactifs. En voici deux exemples concrets, parmi les clients de Dekra Industrial. Le premier est celui d’un grand réseau européen ayant décidé de s’impliquer dans les véhicules électriques. Certes, il y en a encore peu sur les routes mais, d’ores et déjà, nous étudions les précautions indispensables pour déposer une batterie dans de bonnes conditions de sécurité environnementales et personnelles.
Autre exemple, celui d’un organisme parapublic en Champagne-Ardennes qui nous a demandé de faire un bilan énergétique, de mesurer les conséquences des dégagements de leurs chaudières sur l’environnement et d’émettre des propositions d’améliorations. Or ces questions sont à l’ordre du jour puisque l’Assemblée étudie actuellement l’obligation de faire de tels bilans périodiquement.

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